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Récit de voyage d’Alexandra Paquette et de Joanne Lehrer à Winnipeg dans le cadre du congrès annuel de la Société canadienne pour l’étude de l’éducation.


Le congrès de la SCEE se tenait du 31 mai au 3 juin.

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En juin, Mois national de l’histoire Autochtone, notre présence au congrès de Winnipeg a été profondément marquée par la reconnaissance des Premières Nations de ce territoire, une
immersion qui nous a permis d’en apprendre davantage sur cette histoire et d’aiguiser notre attention aux éléments contextuels témoignant de leur présence vivante et continue.

CSSE-CAREC Juin 2026

En parcourant l’espace des auteurs du congrès, j'ai ressenti une sensibilité différente de celle que procurent habituellement les ouvrages de recherche pédagogique. C'est d’ailleurs le premier congrès durant lequel j’ai soumis des photos des kiosques aux membres de ma famille. Plusieurs personnes m’ont alors soumis des demandes

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En situation de congrès, si l'horaire et l'emplacement le permettent, il est plaisant de visiter les
lieux destinés aux enfants. Durant ce voyage à Winnipeg, Alexandra a eu la chance de profiter
d'une visite guidée du Musée pour enfants. Les installations y sont vraiment invitantes! Au fil de
la visite des 12 "galeries" composant le musée dans sa forme actuelle, la responsable me décrit
des liens concrets et intentionnels avec le programme éducatif du primaire et du préscolaire de la province. Consulter le site bilingue du ministère de l’éducation du Manitoba pour en apprendre davantage sur le programme de maternelle.

Voici, ensuite quelques photos d'un parc avoisinant cet espace d'éveil.

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Joanne a, quant à elle, profiter du voyage pour voir des membres de sa famille qui lui ont fait
découvrir de savoureux restaurants et le Assiniboine Park Conservancy dans lequel se situe Nature Playground et Streuber Family Children's Garden.

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Joanne a profité aussi de la soirée plenière et réception du président au Winnipeg Art Gallery, où elle a assisté à la présentation de Frank Deer, qui est Kanienkeha’ka de Khanawake et professeurchercheur à l’Université de Manitoba. Sa conférence portait sur l’Autochtonie, la réconciliation et l’éducation.

Alexandra et Joanne ont assisté à la journée pré-conférence de le ACRPE.

Au cours des deux dernières années, le ACRPE a expérimenté des pratiques de
conférence féministes et anti-extractives qui s'opposent aux hiérarchies universitaires
traditionnelles et valorisent des approches relationnelles, situées et axées sur les
processus en matière de production de connaissances. Animée par la volonté d’étudier
et de construire des mondes viables avec les jeunes enfants, la pré-conférence 2026 se
présente comme une démarche méthodologique visant à susciter un dialogue
susceptible de déconstruire les cadres constitutifs de la « recherche » en éducation de
la petite enfance au Canada. Nous nous réunissons pour étudier et retracer le caractère
sélectif des savoirs légitimants qui caractérisent la recherche sur la petite enfance au
Canada, et nous nous intéressons à leurs excès en tant que points de départ génératifs.

Nous proposons ces démarches, non pas comme un modèle ou une approche, mais
comme de petits gestes « concrets » visant à créer une situation dialogique propice à
l’apprentissage en tenant compte des éléments communs tout comme nos différences.

Principes méthodologiques du pré-colloque
1. Interrompre les normes des conférences en insistant sur l’absence de PowerPoint
ou de toute présentation visuelle similaire. Nous retirons les supports visuels des
sessions d’étude de l’après-midi afin de déstabiliser les logiques de représentation et de
consommation propres aux conférences universitaires. Nous cherchons à cultiver des
dialogues qui émergent d’un travail en cours, d’une pensée en mouvement, plutôt que
de la présentation de résultats ou de conclusions de recherche.

2. Adopter une approche féministe du « travail en coulisses » de la conférence, en
associant les rôles de réviseur et de président de session. Le rôle de réviseur-président
de session (semblable à celui d’un « ami critique ») vise à instaurer un dialogue continu
entre les doctorants et les chercheurs en début de carrière ayant soumis des
propositions et les chercheurs du CAREC. Les évaluateurs-présidents suivent les
propositions depuis leur soumission jusqu’à la conférence, dans le cadre d’un processus
d’évaluation par les pairs collaboratif et non anonyme.

3. Mise en place de sessions parallèles selon une structure de dialogue
résolument féministe. Inspirées par la pratique des groupes de lecture de la Dr. Astrida
Neimanis visant à créer un espace propice au dialogue, les sessions de l’après-midi
suivront une structure féministe pour les échanges en petits groupes au sein des
groupes d’étude. Après les présentations, au lieu d’une séance de « questions-réponses
», chaque participant (y compris les intervenants et les modérateurs) disposera d’un
temps limité pour poser une question qui lui vient à l’esprit et partager une réflexion
informelle. Chaque participant pourra s’exprimer autant ou aussi peu qu’il le souhaite,
sans réponse ni interruption de la part des autres participants. L’objectif est que chacun
dispose du même temps (sans interruption) pour s’exprimer. Que l’on utilise ou non la
totalité du temps imparti, cet espace sera préservé.

Traduction du programme (consulter le programme).

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